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Dernière news: En bref, l'actu du jour ! (beta) - 368 connectés cette semaine
Par Marc Olanié
Londres, InfoSec : « Ce sont les données qu'il faut protéger avant tout », martèle Phil Dunkelberger, CEO de PGP Corp. « Toute
les tentatives qui ont consisté à consacrer la totalité des efforts à
sécuriser l'infrastructure se sont soldés par des échecs. Il y a
toujours, quelque part, une faille, une erreur humaine, un problème de
configuration ou de conception qui sera exploité par un malware ou un
intrus, depuis l'intérieur même du périmètre ou à distance. Si les
données sont protégées, quelque soit la faille que l'on découvre dans
les défenses périmétriques, le mal sera moindre ». Plaidoyer pro
domo, sans doute, mais que confirme la mode des DLP « Data Leak
Prevention », outils « anti-fuite » d'information.
Dunkelberger reconnait que la frontière entre l'infrastructure
et les données devient de plus en plus floue. Dans une machine
virtuelle, qui elle-même n'est jamais constituée que d'un programme et
d'un fichier disque -rarement chiffré d'ailleurs-, qu'est-ce qui relève
du domaine de la donnée ? Et le mimétisme fonctionnel pousse-t-il les
administrateurs à ne considérer que la partie « machine » au détriment
de l'aspect « fichier », les conduisant à négliger certains aspects
liés à la protection des données ? « Je n'annonce pas un « nouveau
produit », encore moins une version alpha d'une quelconque solution de
sécurisation du poste de travail, virtuel ou non... mais je dois
préciser que nous travaillons sur cet aspect des choses, sur cette
cartographie complexe des « zones de données ». Ces temps ci, par exemple, nous étudions tout particulièrement les récentes « attaques contre la mémoire vive » (voir CSO du 18/04
) et envisageons les différentes manière de chiffrer certaines portions
du processus de traitement ou d'accès... ». Certaines de ces
vulnérabilités d'accès mémoire, de l'avis même des chercheurs ayant
développé ces thèses et méthodes d'attaque, pourraient être évitées à
l'aide d'un chiffrement complet du disque. Chiffrement qui est, depuis
la récente sortie de Vista et de Windows 2008 Server, une fonction
intégrée au noyau.
Cette fonction nouvelle fera -t-elle disparaitre les dangers de ce type ? « C'est peu probable » reprend Phil Dunkelberger. « Et
ce, principalement pour des raisons de souplesse d'administration et de
gestion des clefs. Pour l'instant, les responsables de parc n'ont pas
encore assimilé ces techniques... et l'on en revient à une question
d'infrastructure. En outre, il faut admettre que certaines bonnes
pratiques, tel le chiffrement complet des unités de stockage, se heurte
à deux problèmes. L'un lié à l'administration pure. Tout d'abord,
doit-on « tout chiffrer » au risque de ralentir les programmes, ou
chiffrer selon la fonction, au risque de se tromper sur la véritable
sensibilité des données, au risque d'alourdir l'administration de ce
puzzle de permission ? Ensuite, comment persuader les sphères
dirigeantes d'édicter des lois et cadres normatifs rendant obligatoire
la protection de ces données ? cela commence à être le cas dans la
plupart des états des USA. La Grande Bretagne suit plus ou moins. C'est
très loin d'être le cas en Europe, qui, pour l'heure, n'oblige pas les
organismes financiers et commerçants responsables de fuites
d'informations de rendre public les accidents dont elle auraient été
victimes ». Il est parfois plus simple de chiffre un disque que de décrypter les intensions d'un consortium bancaire.
Php.js est un projet de Kevin van Zonneveld qui a pour but de reproduire plus d'une centaine de fonctions PHP en javascript ! Dorénavant vous pourrez faire des array_chunk, basename, file_get_contents, md5 et autre stripslashes directement en javascript ! Vous pouvez soit inclure la totalité de la bibliothèque php.js dans vos pages pour avoir accès à l'ensemble des fonctions, soit sélectionner ci-dessous uniquement les fonctions qui vous intéressent …. Listes des fonctions disponibles Toutes les fonctions sont documentées. A noter que le projet continue d'évoluer et que tout le monde peut apporter sa pierre à l'édifice. Il y a d'ailleurs un flux RSS pour suivre l'ajout de nouvelles fonctions. Il faut avouer que certaines fonctions peuvent rendre bien des services dans le cas de traitement de données coté client ou pour une appli qui n'utilise pas PHP. Alors enjoy ! Source : webinventif.fr
© Marie Bruggeman
/ Journal du Net
Déjà largement présente dans les réseaux de transport national ou de
collecte ainsi que dans certaines boucles locales de zones d’activités économiques,
la fibre optique descend aujourd'hui jusqu'au domicile de l'abonné.
Le schéma retenu par les opérateurs français pour amener la fibre optique au
plus près des particuliers est celui du FTTH (Fiber to the Home). Il consiste
à tirer de la fibre optique jusque dans les habitations (appartements, maisons)
avec l'installation de prises de raccordement spécifiques.
Les opérateurs ont cependant fait un choix d'architecture différent. Réseaux
GPON, Point à Point, fibre + câble coaxial : quels sont les avantages et les inconvénients
de ces architectures de réseaux fibre ? Existe-t-il des différences de services
ou de débits pour l'utilisateur ?
Le point sur les choix technologiques et les stratégies des opérateurs français.
 Question qui reviens de moins en moins, car nous savons tous que l’année 2007 fut pour Intel l’année de tout les record !
On ce souvient de nos bon vieux Intel Pentium 4, ensuite pour
beaucoup d’entre nous, le passage sous AMD x2 fut un grand pas (niveau
jeu, core etc)… Viens le jour ou Intel sortit son Core 2 Duo, et la…
BOUM grosse remise en question sur la puissance d’amd !
Néant moins, a l’heure actuel, tellement de processeurs différent
sont en vente sur la marcher, que cela prête a confusion, c’est par
c’est quelques schémas, que je vais tenté d’éclaircir tout ca et peut
être vous aider pour un choix futur. Lire la suite de l'article

Fonctionnant
sur le mode du parrainage, Psiphon permet d'ouvrir le Web aux
internautes étrangers soumis à la censure de l'Internet.
Des dizaines de gouvernements pratiquent aujourd'hui la
censure de l'Internet, en restreignant l'accès à de nombreux sites
d'information, d'opposition politique, et de blogs. Le logiciel
Psiphon, développé par le Citizen Lab de l'Université de Toronto,
permet à un internaute non soumis à la censure de servir de passerelle
sans avoir à passer par un serveur mandataire (proxy). Psiphon a reçu
hier le Grand Prix Netxplorateur, qui classe les "100
défricheurs des nouveaux territoires du net, initiateurs de nouveaux
usages et de nouvelles pratiques dont l’impact économique ou sociétal
paraît particulièrement prometteur." Une quinzaine de pays sont
aujourd’hui pointés du doigt par les ONG de défense des Droits de
l’Homme : Arabie saoudite, Biélorussie, Birmanie, République populaire
de Chine, Corée du Nord, Cuba, Iran, Libye, Maldives, Népal,
Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan, Viêt Nam.
Psiphon est disponible en téléchargement sur cette page,
et nécessite bien sûr une connexion Internet. Le nom d'utilisateur
demandé lors de l'installation sera utile lorsque vous choisirez un
filleul sur le forum du site officiel de Psiphon. Si l'ordinateur "parrain" se trouve derrière un routeur, il faudra activer la redirection des ports. Le guide d'utilisation en ligne du logiciel explique en détails la marche à suivre. Source : SVMLeMag
Jusqu'ici
confiné aux composants, le matériel libre pourrait devenir une notion
adoptée par le grand public. Les projets ne manquent pas. La réussite
en revanche n'est pas encore au rendez-vous.
 Hardware
Open Source, où en est on ? Cette antienne souffre de l'explosion ces
dernières années du logiciel libre, popularisé tant au niveau du grand
public que des entreprises. Alors que le modèle économique des
logiciels libres peut sembler sur la voie de la pérennisation, celui du
hardware libre ne rencontre pas le même entrain médiatique. Richard
Stallman, apôtre du Libre, voyait dès 1999 dans le hardware libre un
exemple frappant de la différence que beaucoup ont du mal à faire
encore aujourd'hui entre le Libre et le gratuit. "Un matériel libre est
un matériel dont il est légalement possible de reproduire le design et
la conception sans que des licences payantes d'utilisation
s'appliquent", expliquait alors Stallman. En revanche, la construction
d'un tel objet, d'un point de vue physique, aura toujours un coût. "Si
ce n'est celui de la main d'œuvre, au moins celui des matériaux
physiques", concluait Stallman. D'où la gratuité impossible d'un
matériel libre. G. Seaman, le webmaster
d'Opencollector.Org, donne lui sa définition du matériel libre comme
suit : L'interface du matériel doit être rendue publique, et ce de
manière à rendre libre son utilisation. Le design du matériel doit être
rendu public. Les outils utilisés pour créer le design devraient être
libres, de manière à permettre à d'autres de développer et améliorer le
design. Documentation ouverte L'idée
d'une documentation ouverte a pourtant provoqué par le passé quelques
initiatives. Les processeurs Sparc de Sun ont une documentation libre
depuis longtemps, mais la demande pour une telle technologie reste
faible. On citera également le projet Simputer, alternative indienne au
PC, une sorte de PDA qui n'a jamais connu le succès escompté. Pour
favoriser sa diffusion, ses concepteurs ont placé les spécifications
matérielles sous Simputer General Public Licence (SGPL), une licence
inspirée par la licence GPL. Neuros Technology
International (NTI) pourrait peut être changer la donne et mettre le
matériel libre au premier plan avec le lancement récent du Neuros OSD
(pour Open Source Device), un enregistreur multimédia qui permet le
transit de flux numériques en provenance de différentes origines et
donne également la possibilité de diffuser ce flux sur divers
appareils, du PC au téléviseur. "Pour le côté
hardware, on vous fournit les schémas électroniques pour refaire la
carte (à base de composants standards du commerce), Ce qui revient à
l'idée de départ d'Openhardware.net ", explique Patrick Kadionik,
Maître de Conférences à l'ENSEIRB. De fait, la société
donne toute la documentation technique de ce produit à tout développeur
la demandant, afin d'ajouter des fonctionnalités supplémentaires, bien
entendu à condition de livrer les modifications à la communauté. C'est
le même modèle que celui des logiciels libres. "C'est confidentiel parce qu'il s'agit d'un travail invisible pour le public"
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Pour
environ 200 euros, le prix de la machine, il est possible la modifier à
sa convenance. L'entreprise basée à Chicago souhaite ensuite que les
modifications effectuées sur la machine soient également documentées de
manière à ce que ces modifications soient accessibles au plus grand
nombre. Par ailleurs, les logiciels utilisés dans la
machine sont tous Open Source, basés sur Linux. Ces logiciels sont
également modifiables et adaptables. Un utilisateur a dans ce contexte
développé un programme qui permet de regarder les vidéos du site en
ligne ou directement sur une télévision. "On parle
beaucoup de logiciel libre, mais je préfère parler du Libre au sens
large, qui recoupe les cours libres, et le matériel libre également ",
explique Patrick Kadionik. Ce chercheur qui travaille
sur les systèmes embarqués trouve pourtant pour sa part des
applications quotidiennes du matériel libre dans son activité. "Le
matériel libre est utilisé dans les systèmes embarqués. Dans ce
secteur, on utilise beaucoup les composants programmables, les
composants FPGA. Au lieu d'avoir un port série, un port USB, on intègre
tout dans un composant programmable où des blocs représentent des
fonctionnalité, développées en langage textuel, du VHDL en Europe et du
Verilog aux Etats-Unis ". Un
domaine des plus "underground" qui attire peu le public et les médias
favorables aux logiciels libres. "C'est confidentiel parce qu'il s'agit
d'un travail invisible pour le public. C'est un travail assez ingrat de
ce point de vue là. Mais on trouve des FPGA dans les Playstation par
exemple, sous la forme d'accélérateur matériels ", précise le
chercheur. Et de conclure en précisant que les personnes intéressées
par ce type de projet peuvent se rapprocher d'une petite communauté
active sur des sites tels que fpgacpu.org, opencollector.org,
opencores.org, ou encore openhardware.net.
Après un certain temps
d'intégration, les réactions se multiplient suite à l'annonce du
Ministre de l'Intérieur relative au projet de lutte contre la
cyber-délinquance. Le Parti Pirate, tout d'abord, qui jette un brûlot
aussi fougueux que dénué de contre-arguments solides. Certains experts
également, qui, bien que plus nuancés dans leurs propos, craignent
certaines dérives.
Ainsi Guillaume Lovet, responsable de l'équipe anti-menaces chez
Fortinet. Précisons avant toute chose, que Fortinet est un
équipementier spécialisé dans la fabrication d'Appliance de sécurité et
de filtrage. De ce fait, tout gouvernement souhaitant généraliser des
techniques de filtrage de contenu et de rétention d'information sur des
réseaux IP ne peut, en toute logique, que servir les intérêts de cette
entreprise. C'est pourtant un tout autre discours que nous tient le
patron de l'antenne française anti-menaces. Selon G. Lovet, le projet
possède de bons et de mauvais cotés. « Les bons aspects tout d'abord.
Car on ne peut nier qu'une action gouvernementale visant à sensibiliser
la population sur les problèmes de cyberdélinquance soit totalement
négative...
Mais c'est dans les détails que se cache le démon. « Pour ce qui
concerne les écoutes, le projet envisage d'instaurer un appareil de
surveillance encore plus intrusif qu'un autre projet mis en chantier en
Allemagne, et qui a été débouté par l'équivalent des sénateurs d'Outre
Rhin. Et il est question d'en faire une loi européenne, afin de ne pas
être entravé par les arcanes des dispositifs législatifs des différents
pays membre de l'Union. D'autre part, les outils évoqués dans le projet
ne sont ni plus ni moins que des instruments de perquisition à
distance. Dans la vie de tous les jours, un acte semblable ne peut se
faire sans une commission rogatoire délivrée par un juge, et se déroule
en toute connaissance de cause de la part de l'intéressé qui, avant
tout jugement, est présumé innocent. Rien, dans l'actuel projet, ne
laisse entendre que la personne surveillée soit prévenue... tout laisse
même penser le contraire. Même pour son bien, on ne peut exécuter un
programme sur la machine d'une personne sans son consentement.
Sur la question même de l'usage d'outils intrusifs, et indépendamment
du risque non négligeable de « détournement » de ce spyware policier
par des gens mal intentionnés, on ne peut manquer de se poser la
question suivante : qu'en est-il de la recevabilité des preuves
contenues sur le disque dur de l'individu suspecté ? Si, de facto, ce
composant a fait l'objet de modifications volontaire AVANT toute saisie
et inculpation, rien n'interdit d'imaginer que d'autres éléments y
aient été également introduits. La question se pose déjà à l'heure
actuelle : peut-on accuser quelqu'un sur la seule preuve des éléments
contenus sur un disque, sachant que les fichiers et journaux peuvent
avoir été modifiés ou refléter l'activité d'une toute autre personne
ayant utilisé l'ordinateur de manière illégale.
Ouvrons ici une parenthèse pour rappeler une jurisprudence Britannique
qui a relaxé un accusé, la défense ayant argué du fait que les accès
WiFi du présumé coupable étaient aisément piratables, reflétant en fait
l'activité d'une personne inconnue. Il serait dangereux de confondre la
machine et son propriétaire. Il serait également tout aussi dangereux
et considérablement plus injuste de considérer comme responsable un
utilisateur informatisé sous prétexte qu'il « devrait savoir se
protéger » ou qu'il « a été largement averti ». La sensibilisation est
la vache à lait de bien des consultants en informatique, d'autant plus
intarissable qu'elle est réputée ne pas être efficace.
Guillaume Lovet continue : Les statistiques que nous établissons
régulièrement et qui mesurent l'activité des botnet sont la preuve
indiscutable que cette hypothèse du « troisième homme » est très
courante et que la sensibilisation de l'usager est une notion très
fluctuante : les postes zombie sont une réalité du monde internet, et
il semblerait qu'il y ait pratiquement autant de « victimes » dans le
milieu professionnel que dans le parc grand public (ndlr : pour être
recevable, le « spyware MAM » devrait donc paradoxalement être capable,
avant toute chose, de « désinfecter » le disque cible avant de débuter
son travail d'investigation)
Il faut également, pour que ces outils de surveillance et
d'intervention à distance soient efficaces, que les développeurs
travaillant pour le compte des organismes policiers puissent obtenir le
secours des professionnels de la sécurité. En d'autre terme, que le
programme implanté à distance soit rendu invisible et non détecté par
les principales passerelles de sécurité du commerce. Un point qui pose
de sérieux problèmes déontologiques aux spécialistes du milieu. Passons
également sur la technicité de l'opération, sur la compétence du juge
en matière d'outils intrusifs, même sui celui-ci se fait seconder par
des experts.
Sur la question du filtrage du contenu par les fournisseurs d'accès, le
précédent du site négationniste Aaargh prouve combien de telles mesures
sont illusoires. La procédure de banissement s'est avérée longue et
difficile. Et une fois décrétée par jugement, ses effets ont été nuls,
puisqu'il a suffit aux administrateurs de déplacer l'ébergement du site
en dehors de la juridiction Française. Ceci sans présumer du fait que
ces mesures sont contournables par les usagers eux-mêmes (ndlr, en
utilisant des proxy chiffrés notamment). Et puis, peut-on entendre de
telles propositions sans instinctivement penser à ce qui se passe en
Chine ou en Birmanie ? En fin de compte, quel type d'internaute ces
mesures sont-elles censées protéger ? »
Viennent ensuite les exemples de la « vraie vie », celle qui prouve à
quel point il y a loin entre la loi et son application. A commencer par
l'inévitable bévue technique, telle que celle rapportée par
l'Electronic Frontier Foundation et commentée par Steve Bellovin : en
demandant l'aiguillage des emails d'un suspect, le FAI chargé de
l'opération a expédié au FBI la totalité du courrier électronique ayant
transité sur le domaine . Une pierre dans le jardin de tous les
chantres qui psalmodient le mantra « ca n'arrivera jamais ». Bellovin
revient d'ailleurs sur certains problèmes épineux posés par le système
d'espionnage Carnivore. Lorsque l'annonce officielle de cet outil avait
été faite, les principaux éditeurs de logiciels anti-virus américains
avaient officiellement annoncés qu'ils sauraient diplomatiquement
ignorer la présence de cet outil s'il venait à être détecté. Une
déclaration qui, à l'époque, avait provoqué une très nette réaction des
entreprises européennes à l'égard de Symantec notamment. Il semble tout
à fait logique qu'un « spyware MAM » nécessite, pour qu'il soit
efficace, une « collaboration » (au sens sinistrement historique du
terme) des principaux éditeurs et équipementiers du monde de la
sécurité. Est-ce pensable ? Pas sur. Car cela équivaudrait à forer un
trou béant dans l'intégrité des architectures de défense périmétriques.
Qu'un pirate parvienne à retrouver la trace de ce genre de code, et il
disposera d'une arme formidable : un passe-partout donnant accès au
réseau local de toute machine protégée avec un firewall « MAM Aware ».
Le business d'un éditeur d'antivirus, d'un fournisseur d'UTM, c'est
avant tout de vendre de la confiance. En obligeant l'industrie à
collaborer à des opérations de basse police, le Ministre de l'Intérieur
demande implicitement à ces entreprise de se décrédibiliser
elles-mêmes. Est-ce concevable ?
Il n'y a pas de bon code intrusif. En confondant la motivation et les
mécanismes techniques, un « gentil virus » ou un « spyware sympa » peut
provoquer d'importantes dérives. Car, bon ou mauvais, un logiciel
d'espionnage est avant tout un logiciel, une oeuvre humaine,
susceptible d'erreurs, erreurs qui sont potentiellement exploitables.
Par le plus grand des hasards, c'est le New Scientist qui remet ce
sujet sur le tapis en rapportant une hypothèse de travail qui aurait
été émise par un chercheur de Microsoft travaillant à Cambridge : il ne
peut exister de meilleur remplaçant à Microsoft Update ou à SUS Server
qu'une rustine à propagation automatique. Autrement dit, le virus
guérisseur. Security Focus se lance dans l'historique de cette
fausse-bonne idée : Dave Aitel en 2006, les labos de Hewlett Packard en
2004, Vesselin Bontchev, dans le cadre de la chasse aux virus, en 1994,
jusqu'au premier « raté » de l'histoire des correctifs automatiques qui
tournent à la catastrophe, la fameuse mise à jour de pilote commentée
par mm John Shoch et Jon Hupp du Parc, en 1982. Le tableau ne serait
pas complet si l'on oubliait Welchia, l'anti-MS-Blast, qui généra plus
d'encre journalistique et de trafic IP qu'il ne nettoya réellement
Internet, ou le rootkit gratuitement diffusé par Sony, là encore un «
gentil outil d'attaque militant pour le mieux-être sécuritaire » des
éditeurs, un rootkit dont le reverse engineering a mis en évidence de
nombreuses possibilités d'exploitation. Qu'il soit auto-propagé ou
installé « à la demande », un outil intrusif est une faille. Tout comme
est une faille le VPN « secret » installé par une société de
maintenance qui ne souhaite pas s'enquiquiner avec des procédures
complexes. Ce que l'on ne peut accepter d'une SSCI un peu indélicate
sur le respect des règles de sécurité, peut-on l'admettre de la part
d'un gouvernement ? par Jeremy Amiot
- source Reseaux-Telecoms
C'est ce qu'il ressort des dernières statistiques mensuelles de Kaspersky Lab.
Pour la première fois dans l'histoire des statistiques dressées par cet
éditeur, le malware le plus diffusé et le plus présent est un spyware,
connu depuis fort longtemps d'ailleurs, puisqu'il s'agit de Virtumonde.
C'est d'ailleurs encore un spyware qui décroche la quatrième place,
encadrant dans un mouchoir de poche celui qui domina longtemps les
champs de course infectieux, Bagle-le-ver (à ne pas confondre avec
Bagle le Dropper), lui-même menant d'une courte encolure devant un
Dialer très à l'aise sur le terrain lourd des surfacturations
téléphoniques. La différence subtile entre un virus
-autoreproductible,auto-propagateur- et un spyware, généralement
injecté via un site infecté ou déposé à l'aide d'un « dropper », est
une discussion totalement byzantine dictée par des considérations
marketing. Il serait peut-être temps que hors du champ sémantique des
experts et des chasseurs de codes dangereux, l'on cherche à ne plus
dissocier ces multiples formes d'agression pour ne plus employer qu'un
seul vocable -pourquoi pas Virus, après tout- et un seul outil générique. Le reste n'est qu'affaire de cuisine technique. par Marc Olanié
(securite.reseaux-telecoms.net)
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